aparté

L’aventure « L’art de se re-poser » imaginée par Dominique Chrétien consiste à inventer diverses formes pour appréhender différemment nos rapports aux temps, aux espaces, aux rythmes, aux modes d’organisations en imaginant des actes, des postures, des processus qui valorisent la place de la pause, de la non-agitation, du silence, de la réflexion…

De ce point de vue, le repos se marie très bien avec des pratiques « douces » comme la marche à pied ou le vélo, et le projet Vélo.Expo.Repos a ainsi la volonté de mettre le vélo au centre de réalisations artistiques et d’articuler ce « mode doux » avec une attention grandissante pour les formes et les rythmes de vie reposants.

aparté, proposition de Virginie Février et Sébastien Ribreau, consiste donc à imaginer, au coeur de 4 pistes cyclables qui traversent le territoire de l’agglomération rennaise, des espaces propices à la « pause ».

aparté se présente ainsi comme une parenthèse au cours de la promenade du cycliste – qu’il s’agisse d’un trajet pour le loisir, le travail ou toute autre nécessité – et lui permettre de faire un « pas de côté » et de prendre le temps de s’arrêter quelques minutes dans un lieu avant de reprendre la piste…

La démarche que nous poursuivons s’inscrit toujours dans un existant, qu’il soit historique, social, géographique… nous composons avec celui-ci. Pour cette installation, c’est un dialogue à l’échelle du paysage qui plonge le passant à prendre pleine conscience de ce qui l’entoure, l’invitant ainsi à l’observation, à l’appréciation, à la contemplation. L’oeuvre habite le paysage et témoigne de son potentiel. Nos installations artistiques tentent de créer une distorsion temporaire de la réalité, en proposant une expérience de l’art contemporain par l’art de se reposer.

Le « pas de côté » initié par l’étonnement de découvrir dans un environnement quotidien une oeuvre ne semblant pas appartenir habituellement à ce type de contexte, invite à s’arrêter et à s’interroger sur cette présence. Chaque installation est unique, l’oeuvre n’a ici de sens qu’au moment et à l’endroit où elle est installée et tente d’opérer. Elle est l’ensemble composé de la proposition artistique et de son contexte.

 

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Esquisse pour la commune d’Acigné

Le projet contribue à rendre le territoire plus singulier et vivant, à en révéler des dimensions méconnues, à en proposer d’autres images et d’autres usages. À l’heure où s’invente et se ré-invente la métropole rennaise, quels chemins de traverse proposent-on pour enrichir les lieux et les liens qui composent ce territoire ? Quelle rurbanité créont-nous précisément ? Comment s’approprier ces espaces «publics» tout en préservant le paysage et ces lieux de calme, de non-agitation et de ressourcement ?

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en attendant…que fait-on ?

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Maurepas est un quartier en pleine mutation qui traverse une longue période de travaux. Le centre commercial du Gast sera à terme démoli. En attendant que ces changements prennent formes que fait-on? Que fait-on pour que la période des travaux ne soit pas un temps vide et d’attente? En collaboration avec un groupe d’habitants du quartier, un atelier s’est monté pour faire naître des envies et proposer des réponses. Sous forme d’un workshop, une équipe se réunit depuis octobre dernier autour d’apéro-goûter. Au cours de ces temps de travail s’est dégagée l’envie de questionner l’usage des surfaces des toits du quartier.

Le projet s’est dessiné lors de discussions, de jeux, mais aussi d’excursions et de soirées chamalow autour du feu. De ces temps singuliers, une utopie est née : la volonté de s’extraire de la réalité et du quotidien de ce territoire. Aujourd’hui cette utopie est retranscrite sous forme de maquette d’intention, elle correspond plus à un rêve qu’à une réalité de construire une installation. Elle est la représentation physique brut des discussions et pérégrinations issues du workshop.

Il s’agit donc d’une première étape dans le processus de ce projet. Si il devait se poursuivre, la question de sa faisabilité se poserait. Celle de sa forme également en tant qu’installation praticable. La discussion avec les habitants devra donc passer du fantasme à la réalité.

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pour le Centre d’Art Relationnel

Virginie Février – architecte plasticienne – urbagone

Louise Peuch – architecte  /  Adrien Boussicaut – architecte